Le bio en quelques mots

Certaines personnes voient le bio comme une mode bobo chic utopique. Pourtant cela ne fait pas si longtemps que l’agriculture dite « conventionnelle » existe. Je te propose un petit point, juste de quoi remettre les choses dans leur contexte, au sujet du bio.

Le bio

D’où vient-il ?

Aussi hallucinant que cela puisse paraître, le bio n’est pas une nouvelle mode créée il y a quelques dizaines d’années, par des hippies anticonventionnels !^^ Le bio a toujours existé et nous avons même commencé par là. Avant de décider de nous sédentariser, nous mangions ce que nous trouvions et cela était naturellement bio. Puis nous avons construit de petits villages et décidé de rester sur place. A force de travailler la terre, nous l’appauvrissions et des engrais étaient donc nécessaires. Mais rien de bien méchant, des déjections animales, des végétaux, de la cendre… ce n’était pas très ragoutant mais c’était naturel.

C’est au 19e siècle que les choses ont commencé à se corser et où l’Homme a décidé de se passer de la nature et de fertiliser les sols lui-même avec de l’engrais chimique. Quant aux pesticides, eux aussi connus depuis des millénaires, c’est au 20e siècle que tout est parti en vrille et que les industriels s’en sont mêlés. Tu vois, ce n’est pas le bio qui est récent mais bien l’agriculture dite « conventionnelle » et son lot de produits chimiques.

On le fabrique comment ?

On ne le fabrique pas, on laisse faire la nature. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a ni engrais, ni pesticides mais qu’ils sont naturels. Car l’agriculteur doit avoir un minimum de rendements pour pouvoir vivre et cela nécessite d’éviter certaines maladies et nuisibles. Quant aux produits transformés, ce sont les ses composants qui doivent provenir de l’agriculture biologique avec une différence selon les logos.

Comment être sûr que c’est bio ?

Il y a, à mon sens, deux solutions pour s’assurer qu’un produit est bio, les labels et les produits locaux.

  • Les labels : Tu as le label AB et le label européen, qui sont les plus connus mais également les moins strictes. C’est toujours mieux que rien, je te l’accorde mais je te conseille grandement les autres logos comme Demeter ou Nature et progrès, par exemple. Attention, chaque logo a sa charte et ses objectifs et certains sont spécialisés par secteur : alimentation, cosmétiques, textiles… Il est donc important de connaître les principaux pour un choix plus éclairé lors de tes achats. Dis-moi dans les commentaires si tu veux que je fasse un article sur les différents logos.
  • Le local : Le meilleur moyen de t’assurer de la production de ce que tu consommes est d’acheter à côté de chez toi. Rends-toi directement sur l’exploitation pour acheter tes légumes, discute avec le paysan. Beaucoup de fermes pratiquent « le marché à la ferme » et certains agriculteurs se regroupent même en petites coopératives pour te permettre d’acheter tout sur place. Personnellement j’achète mes œufs dans un magasin bio mais je sais d’où ils viennent et je vois régulièrement comment sont traitées les poules. Mais si tu n’as pas la possibilité de te rendre sur place, cherche un magasin type coopérative en qui tu peux avoir confiance. Après quelques recherches et quelques questions aux salariés, tu pourras acheter les yeux fermés 😀

Pourquoi c’est plus cher ?

Le bio c’est plus long, avec des rendements plus faibles. En effet, dans l’agriculture biologique, on laisse le temps à l’animal de grandir. Les surfaces des élevages sont également plus grandes, ce qui diminue le nombre d’animaux. Quant aux végétaux, l’absence de pesticides chimiques ne permet pas de se protéger contre tous les ravageurs. Les rendements peuvent donc être nettement plus faibles. L’agriculture biologique entraine également plus de travail manuel et donc plus de salariés à payer.

Le bio coûte également cher aux producteurs. Passer à l’agriculture biologique a un coût. La législation impose aux paysans de fonctionner selon le cahier des charges du label mais ils n’obtiendront ce label que plusieurs années après. Il faut un temps de conversion des parcelles pour s’assurer qu’aucun produit chimique ne viennent contaminer les récoltes et que les cycles naturels reprennent. Cela est un véritable manque à gagner pour les producteurs. Si ce dernier était au tout conventionnel, il devra donc changer petit à petit en modifiant ses terrains un par un, tout en continuant à produire du conventionnel en attendant de pouvoir exploiter les quelques terrains en attente de labellisation. Enfin, certaines certifications sont payantes.

Pour conclure

J’espère avoir pu, un peu, t’éclairer sur le bio. Il y a énormément à dire mais je souhaitais te proposer une petite intro sur le sujet. C’est l’objectif du blog de t’éclairer dans le détail. On entend un peu tout et n’importe quoi sur le sujet. Surtout venant des personnes réfractaires à ce qu’ils considèrent comme une mode. Oh ! On pourrait parler du fait que le bio ne permettrait pas de nourrir toute la planète… Que beaucoup de produits n’ont de bio que le nom… mais cela se glissera dans d’autres articles ;D

Autre article: Le label AB

Le bio Instagram

Références :

https://www.universalis.fr/encyclopedie/engrais/1-historique/
http://www.linternaute.com/science/invention/inventions/405/engrais.shtml
http://www.agencebio.org/les-prix-des-produits-bio.html
https://www.consoglobe.com/achat-bio-cher-2846-cg
https://pixabay.com/fr/smoothies-jus-de-fruits-fruit-m%C3%BBrs-2253430/

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