Interview de Défi-lyne: un blog personnel

Pourquoi je voulais te faire découvrir cette blogueuse? Tout simplement parce que son blog est authentique. Elle ne fait pas de commercial mais te parle uniquement avec son cœur. Entre écologie et développement personnel, elle te partage sa vision du monde, tout en douceur, en te laissant libre de la suivre ou non.

Blog: Défi-lyne

Ton blog

  • Quand as-tu démarré le blogging ?

Création en 2016. Je crois que j’avais fait deux, trois articles et en même temps de suivais la formation « Blog school » de Marie qui tient le Blog Sweet and SOUR et Annouk de Talented Girl. En fait elles ont monté une formation en ligne pour apprendre à créer son blog. Et après, j’arrivais pas vraiment à m’y mettre. J’avais des idées, j’étais très longue, j’arrivais pas à me lancer. Arrivée fin 2017 j’ai commencé à me relancer et à écrire plus régulièrement.

  • Quel message veux-tu faire passer avec ton blog ?

Au niveau de sa création j’essaie d’être au max la plus bienveillante possible… je veux passer des messages liés à notre manière de consommer et d’être au quotidien. Mais ne pas être dans la culpabilité ou l’accusation. C’est vraiment mon objectif, c’est dire aux gens « voilà, vous en êtes là mais chaque chose en son temps, chacun son histoire, chacun ses connaissances, chacun ses sensibilités aussi ». Parce que j’aime tout ce qui est lié à la consommation aujourd’hui, au bio de manière très large. Par contre j’essaie toujours de faire très attention quand j’écris à ne pas être dans « ça c’est mieux que ça ».

  • A partir de quand as-tu commencé à t’intéresser à un mode de consommation éthique et à la cosmétique bio ? Et pourquoi ?

Je pense que, moi, du coup, c’est venue plus par l’alimentation en amont. J’ai commencé à m’intéresser au bio par là mais sinon, vraiment, le début du déclic ça a été lorsque j’étais à la fac. J’avais une de mes amies qui utilisait les produits, vraiment, les plus basiques et les plus simple possibles pour son visage. Donc je l’ai fait dans une démarche en amont pour moi, on va dire, pour faire attention à ce que je mettais sur moi.

Et de fil en aiguilles, j’ai commencé à m’intéresser à des sujets, à regarder des vidéos, à lire des livres et ça s’est mis en place tout doucement sans que je m’en rende réellement compte en fait. Ouai ça fait depuis 2013 je dirais. Réellement et encore plus poussé depuis 2017 où là j’ai commencé à me poser beaucoup plus de questions, à m’informer encore plus et où j’ai eu des coups de cœur, on va dire, sur les réseaux sociaux. Des personnes qui m’ont montré que d’autres choses pouvaient exister, d’autres façons de penser et notamment le côté plutôt minimaliste et pas que matériel. Je trouve que ce sont des choses qui sont assez liées les unes aux autres.

Mais c’est vrai qu’on commence souvent par l’alimentation et après on passe à la cosmétique et après on passe aux vêtements.

Oui, c’est vrai que les vêtements c’est récent pour le coup. Moi ça va faire peut-être 8 mois que je fais vraiment attention à ce que j’achète. Et encore, je n’achète pas beaucoup. Mais c’est vrai que maintenant dans tout, dans mon quotidien en général mais dans tout ce que j’achète, j’ai toujours ce petit temps de réflexion. Des fois c’est très long. J’y repense et je me dis « non, j’en n’ai pas besoin. Je n’y ai pas repensé depuis deux mois donc c’est que ce n’est pas utile ». Je fais attention à comment j’achète, quitte à ce que ça me coûte plus cher, c’est pas grave, je mettrais un peu plus de temps à l’acquérir.

Par contre voilà, j’essaie au mieux, en fonction de ce que je peux faire, en fonction de mes moyens aussi… enfin, j’ai plus cette vision-là actuellement comparée à ce que je pouvais avoir il y a un an de ça.

  • Ton entourage a-t-il les mêmes convictions que toi dans ce domaine ? Quelles conséquences cela a eues sur toi ?

Je dirais, pas autant que moi, par contre ils sont très ouverts, très à l’écoute. Après ils n’ont pas forcément les mêmes sensibilités. Je vais peut-être avoir plus mon frère, qui du coup a tendance à suivre ce que je dis et ce que je fais. Voilà, j’ai eu une époque où je ne mangeais plus du tout de viande, plus du tout de produits animaux, du coup il m’avait un peu suivi là-dessus. Il comprenait pourquoi je le faisais, alors il avait envie d’essayer. C’est plutôt assez respectueux et même mes amis proches… je suis un peu considérée comme la mama écolo en fait, la copine écolo, qui fait attention à ce qu’elle consomme, qui achète toujours des produits frais, locaux, bios.

C’est même très marrant parce que c’est même pas méchant, c’est plutôt des fois on me dit « je ne sais pas comment tu fais… je ne pourrais pas ». Bah voilà, après … moi je l’impose à personne. Mais ouais, j’ai un bon entourage quand même. Et puis j’évite de bassiner les gens avec ça. Ceux qui veulent en parler, en parlent et ceux qui ne veulent pas, j’en parle pas.

Mais si on m’en parle, je sais me défendre. C’est quelque chose dont j’ai pas peur. Il y a autant des sujets où je ne veux pas m’aventurer parce que j’ai pas envie de me prendre la tête, que ça, bah voilà… tout de suite quand on parle du local, du bio, du machin et qu’on commence à rentrer dedans, dans des actes qu’on pourrait faire, qu’on commence à dire que ça sert à rien parce que t’es tout seul à le faire et bah nan ! C’est le truc qui me… Après je m’adapte, parce que j’ai mon compagnon qui n’est pas du tout dans ce délire-là.

Bienvenue au club !^^

Et ce qui est marrant c’est qu’il prend le pli doucement. Au début j’étais un peu en colère qu’il ne fasse pas correctement les choses. Et puis un jour je laisse aller en me disant « c’est pas grave, moi je vais faire, il fera comme il peut, moi déjà de mon côté je réduis ». Et des fois il prend juste l’habitude par lui-même. Ca a commencé, comme c’était par l’alimentation, le local, il s’en fichait un petit peu. Et à force de faire nos courses dans certains endroits, bah de lui-même il va faire ses courses dans cet endroit-là, sans se poser la question. Il y a pas mal de petites choses. On avance doucement mais je ne peux pas lui imposer parce que je comprends, parce que même moi il y a quelques années, je m’en fichais.

Mais c’est vrai que lorsqu’on fait le choix de rentrer dans une logique plus respectueuse de l’environnement, sans rentrer dans une psychose, il y a des réactions qui se font toutes seules. On va voir un geste et on va se dire « Oh mon Dieu mais qu’est-ce qu’il fait ! ». Je sais que moi, avec mon conjoint, je me bats sur l’eau lorsqu’il se brosse les dents. Le truc tout bête, il va me parler en laissant l’eau couler pendant qu’il se brosse les dents et je ne peux pas me concentrer sur la conversation parce que je vois l’eau qui coule !^^ Je me dis « mais tu es en train de gaspiller … ». Mais c’est vrai que je comprends que tu n’insistes pas parce que c’est le meilleur moyen de faire fuir les gens.
  • Penses-tu que ce mode de consommation est possible pour tous les budgets ?

Je crois que c’est possible tant qu’on se l’accorde. Moi je sais que quand j’ai commencé à consommer de cette manière il me semble que j’étais étudiante encore. Donc je n’étais pas non plus hyper fortunée. Par contre j’ai trouvé des solutions où j’ai modifié mon budget pour l’adapter aux valeurs que je voulais représenter, que je voulais instaurer dans ma vie. Je pense que tant que ça rentre dans nos convictions, ça entre dans notre budget. On trouve des solutions. Donc oui pour moi c’est accessible et il y a plein de solutions qui existent.

Par exemple, le truc basique, quelqu’un qui veut aller vers des cosmétiques plus écologiques soit il trouve que c’est hyper cher et il va sur certains sites pour les créer lui-même ou alors il peut aller vers ce qui est déjà fait mais payer très cher. Ou je sais pas, se maquiller différemment, privilégier d’autres choses.

Moi je sais que j’ai préféré délaisser certaines choses, notamment tout ce qui est consommation de vêtements, de matériel… pour être sûr de privilégier sur mes courses une alimentation qui va être plus locale. Et automatiquement, un peu plus cher parce qu’on passe par des producteurs qui ont besoin de se faire une marge supérieure pour aussi vivre. Mais après je pense que tout est une question de choix mais je peux comprendre que certaines personnes n’y arrivent pas. Ou elles n’ont peut-être pas encore trouvé les bonnes solutions.

  • Comment choisis-tu les sujets dont tu vas nous parler sur ton blog ?

Ça vient un peu comme ça. En fait j’ai déjà essayé de planifier mais ce n’est pas encore une méthode qui me convient forcément. Mais souvent je vais voir un bouquin, je vais voir un documentaire ou en me levant je vais avoir une idée et je vais la noter, souvent au brouillon rapidement, et puis après quand j’aurais le temps je pourrais la taper.

Des fois je vais avoir des idées pour les planifier mais après ce qui me manque c’est les mots. J’ai ce besoin que ça coule de source quand j’écris. C’est vrai qu’un article, je le sens bien quand vraiment je l’ai écrit… que ça venait de l’intérieur. Et quand je me lis je trouve ça beau en fait. Et à l’inverse, il m’est arrivé d’écrire des articles, de ne pas les publier parce que j’avais vraiment eu du mal à les écrire, ça n’allait pas là où je voulais aller et je sentais que ça forçait. Dans ce cadre-là je me dis que non, ça ne vaut pas la peine.

  • Comment arrives-tu à cumuler ton travail et ton blog tout en continuant à avoir une vie à côté ?

J’ai la chance d’être dans un travail où je suis à temps partiel, donc je travaille à 70%. J’ai des horaires très variables. Après c’est vrai qu’au niveau du blogging j’étais très régulière jusqu’en avril et depuis avril un peu moins et l’été pas du tout. Et c’est vrai que j’ai pas l’impression que la saison s’y prête pour écrire. Rester bloqué sur un ordinateur à écrire… Après je ne suis pas à la recherche de personnes pour me suivre, vraiment j’avais fait ce blog pour moi au final. Je l’ai créé à un moment de ma vie où j’allais pas forcément bien et donc les premiers articles c’était essentiellement des billets d’humeur. Et pour le coup j’avais envie de faire autre chose, de me dire que je pouvais faire autre chose et m’essayer à l’écriture. Après, voilà, je le fais à mon rythme.

Tes chouchous

  • As-tu des produits que tu juges indispensables dans ta salle de bain ?

Je dirais, pour la peau, mon gel d’aloe vera en premier. C’est vraiment de l’aloe vera pure, le mien vient de chez Bioflore. Je l’applique juste avant de mettre mon huile de jojoba. Je l’utilise depuis que je suis à la fac. Du coup parce que cette amie qui utilisait ces produits me les a fait découvrir. Et j’ai du mal à m’en séparer tout simplement parce que le gel d’aloe vera, même l’été pour les coups de soleil, ce genre de choses c’est génial. C’est multi usage.

  • Quel est ton secret de beauté ?

Ce serait peut-être pour mes cheveux pour le coup. Je fais quelque chose. Alors c’est vrai que lorsque j’en parle les gens sont toujours très surpris. J’avais une tendance à me laver les cheveux tous les jours. J’ai les cheveux fins et qui graissent rapidement et je me bats un petit peu pour espacer mes shampooings, déjà pour éviter d’utiliser trop de shampooings. Du coup je me mets de la Maïzena sur les racines de mes cheveux. Donc je prends mon pinceau et puis je tapote mes racines. Mais c’est très efficace parce que du coup j’en suis arrivé à m’en mettre le troisième jour. Et j’ai réussi à gagner vraiment deux jours avec des cheveux propres et nickels. J’ai déjà utilisé des shampooings secs mais je voulais vraiment une alternative parce que les shampooings secs ça sent une odeur pas possible et puis ça finit par abîmer les cheveux. Le seul souci de la maïzena c’est que si on gère pas très bien, on peut se retrouver avec une petite mèche blanche au travail…

  • As-tu des chouchous dans les marques de vêtements et de cosmétiques ?

Alors j’ai deux chouchous que je n’ai pas eu l’occasion de tester parce que c’est vrai que c’est un coût. En ce moment c’était des jupes de Prune qui est une marque Française. Je ne suis pas sûr qu’ils aient un label mais en tout cas c’est de la fabrication faite sur Paris, une petite boutique. Et le deuxième c’est Minuit Sur Terre. Je suis tombée sur leurs chaussures et c’est vrai que là ils ont une petite paire de sandales qui me… Et il me semble que c’est une entreprise Bordelaise. Et là je me suis trouvé des chaussures sur Vinted, des Pikolinos. C’est en cuire mais fabriqué au Portugal.

En cosmétique, une marque que j’ai depuis un petit bout de temps c’est de la poudre de chez ZAO. C’est une poudre minérale que je n’utilise pas tout le temps, parce que je me maquille très peu. Même cet été, j’ai abandonné le maquillage totalement, sauf de la poudre de temps en temps. Après je teste plutôt de nouvelles choses, pour tout ce qui va être pour la peau, pour l’entretien de la peau. J’achetais beaucoup sur Aroma-zone mais déjà que ce soit dans des contenants en plastique ça commençait à me déranger un petit peu et je trouve que leurs produits commencent à vieillir un peu mal. J’ai trouvé pour tout ce qui était eau florale une ferme en France qui fait ses propres cosmétiques (la ferme de Saussac). Et je suis passé par Bioflore pour le reste.

  • Te considères-tu comme une fashionista ?

Non pas du tout !^^ J’aime les vêtements, j’aime m’habiller et tout ça mais ça n’a jamais été une priorité. Et puis surtout quand je suis devenu étudiante, je n’avais pas assez de moyens pour m’acheter des vêtements. Et maintenant soit c’est seconde main, soit je fais attention à son origine. J’ai moins de mal à investir dans un bon bouquin que dans un vêtement.

  • Dans le monde du bio et de l’écologie, qui suis tu particulièrement sur les réseaux sociaux et pourquoi ?

Alors, je suis en amour pour les Canadiennes. J’étais tombée sur trois comptes, il y a à peine un an de ça et que je trouve vraiment géniaux.

La première c’est Josée-Anne SC, c’est quelqu’un qui est beaucoup dans le minimalisme, dans le zéro déchets, qui fait attention à tout ça. Elle est aussi très branchée spiritualité. C’est quelqu’un qui est vraiment très inspirante, très bienveillante, très à l’écoute. Elle a une chaîne Youtube, un blog, un podcast et son compte Instagram. Pareil, elle a ouvert une boutique. Elle vit en France, en Bretagne mais elle l’a ouverte au Canada. Elle fait des produits locaux et pour ses envois, les produits sont sélectionnés pour qu’il y ait le moins de déchets possible. C’est une personne qui va jusqu’au bout de ses valeurs et qui est très proche de sa communauté. Ça m’est arrivée de lui envoyer un petit message et elle prend le temps de répondre.

Une autre que j’aime aussi beaucoup c’est Un soupçon de rose, qui est aussi Canadienne. Dernièrement elle a fait beaucoup de choses liées à la maternité, parce qu’elle vient d’être maman. Avec son mari ils ont construit une maison complètement écologique et elle fait beaucoup de retours. Elle a fait des vidéos très intéressantes où elle parle de green washing et les produits qu’on lui a proposés, elle a de réels avis dessus. Elle connaît vraiment le domaine. C’est ça qui m’a poussé à m’intéresser un peu plus à l’éthique et à l’écologie parce que cette fille explique tellement de choses claires et facilement sur des sujets qu’on ne connaît pas vraiment.

Après, encore une Canadienne, c’est Dans le sac. Ce sont deux femmes qui ont créé leur entreprise de sacs. Elles ont sorti une chaine youtube aussi en parallèle pour expliquer comment créer sa lessive…

Ce sont des choses qui restent très axées sur le zéro déchet, sur le minimalisme. Proposer des solutions tout en restant dans la bienveillance. Je ne sais pas si c’est typique chez les Canadiens mais je ne me lasse pas de suivre ces personnes-là en tout cas.

  • Je vais te poser une question un peu loufoque : si tu étais un animal tu serais quoi et pourquoi ?

J’avais pensé à un animal assez lent, pour le coup. Soit une tortue ou un paresseux. Pas pour l’animal en lui-même mais surtout pour le côté « dans l’instant ». Prendre le temps. Le côté slow, tu vois. J’ai un mental qui bouillonne tout le temps, qui pense trop. Les animaux ont beaucoup de choses à nous apprendre. Ils n’ont pas ce soucis-là, ils ne sont pas dans le hier ou le demain. Et c’est quand on commence à prendre son temps qu’on voit ce qu’il y a vraiment, et que tout est là.

  • Quels sont tes projets d’avenir par rapport à ton blog ?

Aujourd’hui je pense que ça restera un hobbit, quelque chose que je fais pour moi. Si en Janvier j’avais en projet d’en faire quelque chose d’important pour en faire une activité à part entière, aujourd’hui non. Je le garde comme ça, quand j’ai envie d’écrire des choses et de partager des choses. Je veux quand même le conserver parce que c’est quand même une partie de moi et il y a des choses que j’ai écrit qui me plaisent beaucoup. Et c’est vrai que ça m’a permis d’avoir des échanges et de découvrir des choses dans certaines lectures, de suivre des comptes sur Instagram. Je ne sais pas comment il va évoluer, parce que j’ai des idées qui évoluent. Je pense le laisser sur des articles sur l’éthique et l’écologie.

  • Où peut-on te retrouver si on veut te suivre ?

Sur Instagram Défi-lyne, ou sur mon blog. Sur Facebook également mais je reste quand même plus active sur Instagram.

Merci à toi d’avoir accepté cette interview !

Rendez-vous sur son blog et sur les réseaux sociaux pour découvrir son univers.

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