Des douleurs pendant tes rapports? Tu souffres peut-être de vaginisme!

Morgane V

As-tu déjà entendu parler du vaginisme ? Ce problème touche pourtant environ 3% de femmes.

Toutefois, l’origine du sujet laisse penser que beaucoup de femmes ne se sont pas forcément manifestées. Comme une bonne partie des problèmes intimes, c’est un mal dont on entend peu parler. Par conséquent, les femmes qui en souffrent se sentent bien seules.

C’est en tombant sur le profile de Morgane sur Instagram que je me suis intéressée au sujet. Et si des femmes subissaient cette pathologie sans même savoir d’où cela venait ? Car sans poser de mot sur ce mal, celles qui en souffrent peuvent en arriver vite à la conclusion d’être frigide ou, comme il est coutume de dire lorsque la médecine ne sait pas, « c’est dans leur tête ».

Morgane a décidé de rompre ce tabou et de parler ouvertement de son expérience. Sa douleur, son parcours médical, sa relation de couple… sont autant de sujets qu’elle n’a pas honte d’aborder afin de porter la lumière sur ce problème si peu connu. Je vais donc aborder ce sujet à la suite d’une interview avec Morgane.

Le vaginisme

Mais qu’est ce que le vaginisme ?

C’est une contraction du périnée et du vagin qui empêche la pénétration. Mais il y a plusieurs grades. Avec une dyspareunie, il y a pénétration possible mais elle reste très douloureuse. Le vaginisme est une forme plus sévère. Même un petit doigt ne passe pas. Au-delà des rapports sexuels, les protections intimes comme les tampons sont inenvisageables. Voilà pourquoi on peut s’en rendre compte dès l’adolescence, avec les premières règles.

La contraction musculaire ne va pas se sentir. A la place, les femmes ressentent une forte brûlure et la sensation que le passage est trop étroit.

Et le vaginisme peut survenir n’importe quand dans la vie d’une femme. Une simple appréhension des rapports sexuels, un traumatisme, un accouchement… L’origine reste très psychologique. On parle de vaginisme primaire, lorsqu’on le subit dès le début de sa sexualité et de vaginisme secondaire lorsqu’il survient plus tard.

Un sujet tabou

On ne peut pas nier la place du sexe dans notre société. Une femme souffrant de vaginisme osera rarement en parler. Elle aura peur d’être immédiatement jugée. Il y a ce côté « elle n’est pas normale », « elle ne peut pas faire l’amour, alors que c’est le meilleur truc au monde »… Et puis le fameux : « le sexe dans un couple c’est 80% de la relation ! ».

Du coup, toi tu sers à rien… rajoute Morgane.

Et les médecins, ils en disent quoi ?

D’après Morgane, aujourd’hui c’est un coup de pot quand un médecin connaît ce sujet et qu’il est formé. Elle a rencontré beaucoup de spécialistes qui n’avaient aucune connaissance du problème. Ils se contentaient de la soigner pour des mycoses (qu’elle n’avait pas) ou de lui dire que c’était psychologique, sans poser de nom sur ce mal et sans même l’orienter.

Désormais, elle a une kinésithérapeute qui l’aide à se sortir du vaginisme. Et il y a tellement peu de spécialistes formés que cette kinésithérapeute qui travaille dans le 94, a des demandes de femmes d’autres départements. La journaliste de France 2 reçoit encore des appels de femmes qui cherchent un spécialiste. Et même sur internet il n’y a pas assez d’information. Pour les médecins tant qu’il n’y a pas quelque chose de physique, ce n’est pas grave.

Quelle est la solution ?

Plusieurs professionnels peuvent être consultés.

Tout d’abord le gynécologue, si par chance il connaît cette pathologie. Ensuite, il est possible de s’orienter vers :

  • Une psychologue pour comprendre l’origine du blocage.
  • Un sexologue, qui va aider chacune à découvrir son corps.
  • Un ostéopathe, qui va remettre le bassin dans l’axe si c’est nécessaire.
  • Un kinésithérapeute, qui va beaucoup travailler avec des massages.

Si tu souffres de vaginisme depuis longtemps, ton muscle peut être atrophié car il n’aura jamais vraiment eu à se contracter pour les rapports sexuels.

Malheureusement, même chez ces professionnels, ils sont peu nombreux à être formés.

Les séances peuvent être partiellement remboursées par la sécurité sociale si elles sont pratiquées chez des professionnels reconnus.

La place du conjoint

Le fait d’être en couple est un plus. En effet, avec les spécialistes, comme la kiné, des exercices vont être effectués pour assouplir le vagin et le détendre afin de faciliter la pénétration. Ensuite, il va falloir pratiquer, pour rendre efficaces ces déblocages. Et quoi de mieux que son partenaire ?

Toutefois, si la personne n’est pas en couple mais souffre de vaginisme, elle pourra s’entraîner en utilisant des accessoires érotiques. Malheureusement, cela n’empêchera pas un nouveau blocage lors d’un rapport avec une autre personne car la peur pourrait resurgir.

Quant au conjoint, dans cette période de rééducation, il doit être patient et comprendre qu’il faut prendre son temps pour que les tentatives se fassent en douceur. Comme toujours, la communication entre les partenaires est simplement indispensable. Si tu ne te sens pas à l’aise pour parler de sujets sexuels avec ton ou ta partenaire, tu auras du mal à guérir car tu ne te sentiras jamais complètement détendue.

Le combat de Morgane

Une famille compréhensive

Aborder ce sujet publiquement en aurait freiné plus d’une. Mais Morgane est bien entourée et a tout de suite eu le soutien de sa mère. Cependant, elle avait peur de la façon dont sa fille allait gérer les retours négatifs. Du côté de son papa, rien n’a été caché non plus. Et puis, Morgane est passé dans un reportage sur France 2, son père ne pouvait donc pas ignorer le combat qu’elle menait. Il a été très touché de savoir que sa fille rencontrait ce type de problème. Toutefois, il était très fier qu’elle cherche à s’en sortir et qu’elle se batte pour cette cause.

Quant au reste de sa famille, il n’y a pas eu de critique émise sur son action.

Enfin, son copain, ne suit pas assidûment son action publique. Il sait qu’il y a un blog mais ne le lit pas. Il est directement touché par le mal dont souffre Morgane et reste extrêmement compréhensif. Néanmoins, il préfère la soutenir dans leur intimité.

Le regard des autres

Mais Morgane ne s’est pas jeté dans le grand bain du jour au lendemain. Au début, elle publiait sur son blog des articles généraux sur le sujet. Elle n’exprimait pas le fait d’être concernée par le vaginisme. Mais son objectif était de venir en aide aux femmes concernées, les informer et de les sortir de la solitude qui les entourait. Il fallait donc un visage à ce combat, pour que chacune puisse s’identifier. Morgane commence à parler à la première personne dans ses articles. Puis, de photos en interviews, les limites tombent peu à peu. La première barrière était le regard de son entourage, beaucoup moins, celui des inconnus. Mais la cause lui tenait à cœur.

L’avenir du blog

Le blog est construit avec un thème central, qui est le vaginisme puis tout autour, il y a des articles qui apprennent aux femmes à s’accepter et à prendre leur corps en main. L’objectif est que les femmes s’acceptent, se découvrent et prennent confiance en elles. C’est une des clés pour vaincre ce blocage qui amène au vaginisme.

Si tu veux plus d’informations sur le sujet, je te propose de te rendre sur le blog de Morgane.

Où retrouver Morgane : Ingrédients de bonheur

Et sur Instagram: Ingrédients de Bonheur

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